Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Chroniques Culturelles
  • Chroniques Culturelles
  • : De l'actu en général, principalement dans le domaine culturel. Bonnes lectures à vous, Jolies découvertes...
  • Contact

Texte Libre

Chroniques Culturelles

Recherche

Catégories

Liens

24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 15:10

Karine Lebert est journaliste et auteure normande. Après avoir exercé le métier de biographe pendant quinze ans, elle décide de coucher sur le papier ses propres mots. De là naîtront ses premiers romans « Rouge bonheur » en 2007 et « L’Indochinoise » en 2008. Elle signe ensuite aux Editions De Borée où sont publiés « Nina et ses sœurs » en 2009 ; « Le Secret d'Emma » en 2010 et « Les Mystères de Camille » en 2011. Le 26 octobre prochain paraîtra son dernier livre « Loin de Margaux ».


le-secret-d-emma.jpg 

 

 

 

« Emma, fille d'un bourrelier, et Armelle, fille de pêcheurs, sont les meilleures amies du monde et aiment à se moquer d'Angélique, la riche fille du maire propriétaire du haras La Licorne. Ces chamailleries restent sans conséquence jusqu'au jour où le père d'Emma est victime d'une chute de cheval fatale. Avant de mourir, il lui révèle qu'il ne s'agit pas d'un accident... »

 

 

 

Ce roman à la couverture estivale est une intrigue mystérieuse. Il s’adresse aux amoureux du monde hippique, mais pas seulement… Ce livre est haletant. Constamment. Une fois commencé, on ne peut plus s’arrêter. Trois époques nous font traverser la vie à Veules-les-Roses. Trois jeunes filles. Trois femmes. La vengeance d’Emma.

 

Dès les premières pages, on s’attache à cette héroïne particulière, Emma Cristin, fille de bourrelier, passionnée par les chevaux, qui vit avec sa famille dans la ferme des Hauts Vents. On y découvre sa meilleure amie, Armelle Postel, fille de pêcheurs. Et, surtout, on se met de suite dans la guerre qui oppose ces deux amies à Angélique Le Calvec, la fille du Maire de Veules-les Roses, vivant au haras de La Licorne, possédant un manoir et des terres qui semblent sans limite.

 

« Dans un accoutrement pour le moins étrange, [Angélique Le Calvec] avait bravé les vagues sur la plages de Veules-les-Roses. Angélique avait lu la raillerie et le mépris sur les traits d’Emma et d’Armelle, elle avait perçu leurs ricanements et leurs éclats de rire : elle n’avait pas pardonné cet affront. »

 

Un jour, Denis Cristin, le père d’Emma,  est victime d’un accident au haras. Une chute et un coup de sabot d’un cheval. Sa jambe en était déchiquetée jusqu’à l’os et saignait abondamment. Malgré la douleur, l’homme avait réussi à rentrer jusqu’à sa ferme en charrette. Le médecin a ensuite mis tout en œuvre pour le soigner mais les questions furent sans réponse… Il était selon lui, improbable qu’un cheval soit responsable d’un tel carnage… Mais alors, quoi ? Etait-il tombé sur quelque chose sous l’effet du choc ? Pourquoi n’avait-il pas appelé à l’aide ? Avait-il commis une faute ? Quoi qu’il en soit… Il fallait prendre une décision : amputer la jambe.

 

« Ce ne fut d’abord qu’une ombre, une ombre malveillante qui s’approchait sans bruit… puis l’ombre se matérialisa et emprunta les traits de… »


Quelques temps plus tard, Denis décéda. Mais avant de donner son dernier souffle, il s’était livré à une confidence auprès de sa fille Emma… Cet accident ne semblait plus vraiment en être un…

 

Les années passèrent, Emma et Armelle se marièrent, la ferme fut rachetée… Les deux amies poursuivaient leurs vies lorsque survint un nouvel accident. Emma, qui taisait son secret depuis la mort de son père, ne pensait qu’à la vengeance…

 

Ce roman, c’est plus de trois cents pages d’histoire, d’amour, de passion, de déchirure, de drames, de souffrances… Ce roman, c’est une intrigue mystérieuse qui nous tient en halène jusqu’à la dernière page. Jusqu’au moment décisif où l’on comprend enfin. Où l’on découvre. Où l’on sait. Le moment où tout prend tournure, où l’on devrait savourer ce retournement de situation tant espéré. Et pourtant…

 

« Au son de cette voix familière, [la personne] réagit enfin et tourna vers elle un visage si dépourvu d’expression qu’Emma en frissonna. Elle se dit qu’elle tenait là sa revanche… »

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by chroniques-culturelles - dans Littérature
commenter cet article

commentaires