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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:09

Michel Sardou est un chanteur et comédien français. Avec plus de quarante ans de carrière, il a vingt-trois albums studios et plus de trois cents chansons à son répertoire. Il compte parmi les chanteurs français les plus populaires et surtout, il est le recordman du nombre de séances et de spectateurs au Palais Omnisports de Paris-Bercy [tous artistes, spectacles et époques confondus (avec 88 représentations à ce jour…)]

 

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Livre En chantant

 

 

Après le succès des « Images de ma vie », ce livre collector de photographies de Richard Melloul, pour certaines inédites à ce jour, illustre vingt-deux des plus fameuses chansons de Michel Sardou, que l’artiste commente avec la franchise qu’on lui connait.

 

 

 

 


Un livre fabuleux pour les passionnés du chanteur, qui découvrent presque trois cents pages de photographies accompagnées de ses confidences. La préface est, en plus, signée par Romain Sardou.


« Quand mon premier succès est arrivé avec Les Bals Populaires, je me suis dit, c’est un accident. Un coup de pot. C’était d’ailleurs une chanson que je ne voulais pas enregistrer, mes producteurs avaient dû lourdement insister ! A l’époque, j’avais l’impression d’être passager de ma propre vie. Je me suis dit : le succès est toujours bon à prendre, mais je n’y croyais pas une seconde. Je pensais faire des baloches pour me payer un appartement et puis que tout allait s’arrêter. Et je vais vous faire un aveu : je n’arrive toujours pas à croire que ça continue. »


A travers ce livre, à travers ses mots, il rend aussi hommage à ses parents en nous confiant des anecdotes, des souvenirs particuliers, des moments intenses de sa vie. Et, bien sûr, illustrés de clichés remarquables.


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Ci-dessus, une des nombreuses photos présentes dans ce collector. Un cliché datant de 1987 et pris dans ma région de toujours : la Normandie. Ces photos, quelles soient en couleurs ou en noir et blanc, dégagent une certaine chaleur, une légère émotion. Je m’adresse ici aux amoureux de sa musique, qui savoureront chaque page comme un trésor, qui se remémoreront leurs propres souvenirs au gré de ces feuilles épaisses. Mais aussi, nos propres souvenirs de scène…


«  Chanter sur scène est obligatoirement un plaisir : si vous y allez en trainant les pieds, le public le voit immédiatement car il voit tout : les soirs où l’on est en pleine forme, ceux où l’on est un peu fatigué, ceux où l’on enchaine trop vite et ceux où l’on est complètement à côté de la plaque, ce qui arrive. »

 

 

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Album Best Of Les Grands Moments

 

 

En plus de ce livre, Michel Sardou a également sorti I’album Best Of.

 

Vingt-huit de ses plus grands titres, de ses plus « Grands Moments », des Lacs du Connemara à Salut, en passant par En Chantant, Musulmanes ou encore Etre une femme.

 

En plus de ses classiques, l’artiste nous offre cinq titres inédits, qui sont des versions 2012 de grands succès. C’est ainsi que l’on redécouvre le France, Afrique Adieu, La maladie d’amour et Vladimir Ilitch en nouvelle cadence. Puis, le célèbre titre Je viens du sud en duo avec les Stentors.

 

Un album qui ne fait que donner un avant-goût de la série de concerts qu’il entamera en Normandie, le 30 novembre 2012 au Havre.

 

Et puis bien sûr, combiner l'écoute de l'album avec le feuilletage des photos est un pur moment de délices... Mais entre lui et nous, ce sera toujours la véritable maladie d'amour. 


« Elle fait chanter les hommes et s'agrandir le monde, elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie. Elle fait pleurer les femmes, elle fait crier dans l'ombre, mais le plus douloureux c'est quand on en guérit.
Elle court, elle court, la maladie d'amour... »

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:37

 

Johnny Hallyday est un chanteur, compositeur et acteur français. Il est l’un des plus célèbres chanteurs francophones, avec plus de cinquante ans de carrière, autant dire, un artiste que l’on ne présente plus…

 

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« En ce qui concerne mon front, il combat toujours ses démons…  J'ai tout fait contre ; j'ai rien fait pour ; j'ai joué la montre, j'ai perdu mon tour… »

 

- L’Attente -

 

 

 

 

 

C’est ainsi que ce 12 novembre 2012 est sorti son dernier opus « L’Attente ». Un album composé de onze titres, mêlant rock et ballades à merveille. Des textes forts et des mélodies accessibles à tous, que l’on soit fan attitré ou pas. Johnny est un chanteur complet, qui exploite tout au long de son parcours, d’autres courants musicaux que le rock, comme le twist, le mashed potato, le rythm and blues, la soul, le rock psychédélique, la variété, les ballades, la country ou encore la pop.


De l'Alhambra en 1960 à aujourd'hui, en 181 tournées et 27 rentrées parisiennes, il a attiré plus de 28 millions de spectateurs, enregistré plus de 1 000 titres, composé une centaine de chansons et vendu plus de 100 millions de disques. Sa carrière est déjà récompensée par 40 disques d’or, 22 de platine, 3 de diamant et 8 Victoires de la musique, pour une discographie officielle qui compte 48 albums studio et 26 albums live. Source Wikipédia.

 

« L’Attente » se traduit par des titres qui résonnent comme des messages personnels. Une recette qui fonctionne plus que bien et qui donne, dès le début, l’envie du menu tout entier. Comme un retour aux sources. Un album qui transcrit ses propos sur sa forme et l’acharnement artistique qui fait de lui la bête de scène que tout le monde connaît et qui établi, depuis tant d’années, sa réputation hors frontières…


« Un nouveau jour au bord de la rivière, à ramasser des pierres comme la nuit dernière. Un nouveau jour pour nous retrouver ensemble, mon amour. Un nouveau jour pour tout recommencer, pour se faire pardonner les fautes du passé. Un nouveau jour pour nous retrouver ensemble, mon amour. »

- Un nouveau jour -


Le désir de jeunesse éternelle, peut-être, avec le titre « 20 ans », traduisant cette période de vie particulière, entre adolescence insouciante et adulte responsable.

« Dis-moi que la vie est encore plus belle quand on a plus 20 ans. Est-ce qu’on peut encore toucher le ciel quand on a plus 20 ans ? Donnes-moi des monts et des merveilles comme si j’avais 20 ans. Est-ce qu’on peut t’appeler mademoiselle, tu as toujours 20 ans ? »

On pourrait d’ailleurs citer chaque titre de ces onze morceaux exceptionnels, mais cela ne laisserait plus grande place à la curiosité et au désir d’écouter l’album dans une totale objectivité. Toutefois, de la première à la dernière (« A l’abri du monde »), chaque chanson est une histoire qui nous ramène à la vie, au goût pour la musique et aux pensées diverses de cet artiste complet. Puis, un titre comme une transition, comme une promesse, comme un point d’honneur à tout ce qu’il a traversé ces dernières années.


« Rester debout et malgré tout n’en vouloir à personne et jusqu’au bout, être encore qui nous sommes. Prendre des coups et accepter la somme de ce qui fait qu’on touche le fond et qu’on pardonne. N’en vouloir à personne…  Etre à genoux par-dessus tout, n’en vouloir personne et être heureux de ce que la vie nous donne, et jusqu’au bout être encore qui nous sommes. Tout ce qui fait qu’au fond de nous, un cœur résonne. N’en vouloir à personne… »

- N’en vouloir à personne -

 

L’avant-dernier titre de l’écoute est une déclaration d’amour extraordinaire comme on en rêverait toutes. Des mots simples, criants certainement sa propre vérité. De la sensualité posée sur sa voix grave, elle-même posée sur des guitares-basses au tempo entrainant.


« Entre tes mains, je remets ma vie jusqu'à laisser mon cœur à nu. Quand tu es là, quand tu es venue… Tes yeux sont le miroir où je me reconnais tel que tu m’attendais. Quand tu reviens me voir, quand je reviens te voir où rien ne ment jamais.

Devant toi, je ne joue plus… »
- Devant toi -


Et comme chaque album est un renouveau, une attente du public et un défi de l’artiste, ce dernier n’échappe pas à la règle. D’ailleurs, comme le chante Johnny lui-même, pourquoi pas cet opus pour refaire l’histoire…

Enfin, pour n’en citer qu’un, le journal Le Figaro a lui-même qualifié cet album comme étant « Son meilleur disque depuis longtemps ». Il n’en faut pas plus pour nous convaincre…


« L'oublie, l'absence, payer en silence le prix de l’existence. Ennemi, allié, premier ou dernier, continuer d'avancer. Je rêve encore le soir en fermant les yeux. Je veux si fort refaire un jour l'histoire pour toi, aux creux de mes bras. Refaire le monde comme si dieu n'existait pas. Refaire l'histoire encore une fois… »

- Refaire l’histoire -

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 13:30

Chevy Stevens a grandi au Canada, sur l’île de Vancouver. Après ses études, elle devient représentante, puis agent immobilier. Les longues attentes entre deux clients dans des maisons vides lui inspirent l’idée de ce thriller traduit dans vingt pays, best-seller aux Etats-Unis et en Allemagne.

 

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« Annie O'Sullivan, 32 ans, est agent immobilier sur l'île de Vancouver. Par un dimanche ensoleillé d'août, alors qu'elle fait visiter une maison à un potentiel acquéreur, ce dernier lui plante le canon d'un revolver dans le dos et l'oblige à monter dans une camionnette...

Quand Annie se réveille, elle est prisonnière, isolée dans une cabane au milieu des bois. C'est le début d'un enfer au cours duquel ce monstre fera d’elle sa chose. Tortures psychologiques et sévices se succèdent… jusqu’à ce qu’elle parvienne enfin à s’échapper.

Mais son cauchemar ne fait que commencer…

Débutent alors les séances chez sa psy. Annie révèle peu à peu l’horreur pour mieux l’exorciser et réapprendre à vivre. Mais le pourra-t-elle jamais ? Un premier thriller choquant, terrifiant, envoûtant, inoubliable. »

 

 

 

« Il faut que je vous dise, docteur. Ce n’est pas la première fois que je vois un psy depuis mon retour. Quand je suis rentré chez moi, mon médecin traitant m’en a recommandé un qui n’était pas piqué des vers. […] Il a commencé à me poser des questions sur ma mère avant de me donner une pochette de feutres pour que je dessine la couleur de mon ressenti. Quand je lui ai demandé s’il se fichait de moi, il m’a dit que c’était normal de refouler mes sentiments. […] Qu’il aille se faire foutre avec sa thérapie. J’ai tenu deux séances avant de claquer la porte, sans savoir si je devais le tuer ou me suicider. »

C’est ainsi que commence ce livre de trois cent trente pages. Annie a un franc parler, ne mâche pas ses mots et on sent déjà qu’on ne va pas s’ennuyer. Ce thriller se découpe en vingt-six séances chez sa psy. C’est un récit ou plutôt, un déballage d’horreurs où parfois, simple lecteur, on se sent mal à l’aise de pénétrer dans une telle intimité…

 

Alors qu’elle organise une porte ouverte pour vendre une propriété, un homme fort intéressé par la maison se présente. La visite commence, les pièces défilent, puis le jardin, jusqu’à cet instant où il pointe un revolver dans le dos d’Annie. Il l’a fait monter dans une camionnette et l’a conduit dans une cabane isolée, perdue au milieu des bois. C’est là que commence un véritable calvaire, inimaginable.


Il installe des rituels particuliers, il est maître de ses moindres gestes. Il est maître de son moindre souffle… Il fixe un emploi du temps où chaque tâche à sa place à une heure bien précise.

« Tu ne vivais pas, Annie. Tu te contentais d’exister. Je suis en train de t’offrir une seconde chance et tu devrais la saisir. Il n’y en aura pas de troisième. Dorénavant, on fera un peu d’exercice ensemble tous les matins après le petit déjeuner, et puis on prendra une douche. […] Je choisirai tes vêtements chaque jour. […] Tu t’occuperas des tâches ménagères, moi du reste. La vaisselle, le lit, le linge. […] C’est moi qui m’occuperai des produits ménagers. Les produits seront sous clé en permanence et tu n’as pas le droit de mettre de l’eau à bouillir. Pas question non plus de te servir des ustensiles dangereux. Une fois le ménage terminé, tu pourras t’occuper de toi. Je compte sur toi pour te faire les ongles, les tiens ne ressemblent à rien. Je te les limerai moi-même. Tu te verniras les orteils et tu veilleras à avoir la peau douce. Les femmes sont censées avoir les cheveux longs, je te les frotterai avec un produit spécial pour qu’ils poussent plus vite. Et pas de maquillage. Réveil à 7 heures, déjeuner à midi pile, tu liras les livres que je te donnerai. Inspection générale à 17 heures, dîner à 19 heures, et puis tu me feras la lecture. Après quoi je te donnerai ton bain, et extinction des feux à 22 heures. Tu es autorisée à aller aux toilettes quatre fois par jour, sous ma surveillance, la porte de la salle de bain ouverte. »

 

A toutes ces règles sans ménagement s’ajoutent les viols quotidiens, jusqu’à ce qu’Annie tombe enceinte. Une grossesse qui n’allégeait en rien les rituels douloureux et terrifiants. Elle a fini par accoucher, seule dans cette cabane en bois, d’une petite fille. La suite n’est pas plus heureuse jusqu’au jour où elle a enfin pu s’échapper…

 

Cette séquestration a duré un an. Un an de tortures plus horribles les unes que les autres. Par moment, la lecture en est suffocante ; désagréable. Il arrive à lui monter la tête sur ses proches, sur sa vie, sur ceux qu’elle aime…

« Je m'en voulais horriblement de tenir compte de l'opinion d'un déséquilibré. Mais, si quelqu'un vous affirme à tout bout de champ que le ciel est vert, vous finissez par vous demander si ce n'est pas vous qui êtes fou de croire qu'il est bleu. »

 

Durant le livre, durant ces séances chez sa psy, durant chacune de ses confidences, Annie ne cesse de s’interroger. Pourquoi elle ? Elle décrit dans les moindres détails chacun de ses faits et gestes, chacun des coups qu’elle prend, chacune des horreurs qu’elle subit sans défense…

« J'ai fait pas mal de trucs dans cet endroit maudit. Des trucs que je n'avais pas envie de faire, des trucs que je ne me serais jamais crue capable de faire. Mais cette fois-là, je crois que j'ai battu tous les records. Chaque fois que je me pose la question de savoir comment j'ai pu devenir le zombie que je suis aujourd'hui, je repense invariablement à ce moment. A cet instant où j'ai ouvert au diable la porte de mon âme. »

 

Annie s’échappera enfin. Un an après. On se demande alors à quoi peut bien servir de lire la fin du livre, en sachant qu’elle est désormais rentrée chez elle. Mais c’est là que l’auteure nous surprend encore… C’est là que tout prend vraiment forme dans ce thriller haletant. Rien n’est fini. En réalité, son cauchemar ne fait que commencer… L’enquête poursuit son court et plutôt, l’enquête avance… Jusqu’à ce terrible jour où Annie découvre le commanditaire de son enlèvement...

 

« Les journaux ont eu vent de ma visite à la prison et ils s’en sont donné à cœur joie le lendemain. Christina m’a laissé un message en me disant de l’appeler jour et nuit en cas de besoin. Val aussi avait laissé un message, j’aurais donné cher pour savoir jusqu’à quel point elle savait, mais je ne les ai pas rappelées. Pour leur dire quoi ?

C’est […] le coupable, fin de l’histoire. »

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:09

Loredana est une auteure, compositrice et interprète qui préfère regarder l’avenir droit dans les yeux que se retourner voir ce qui se passe derrière elle. Habituée des concerts très jeune, elle a lié un amour profond pour la scène, devenue son terrain de jeu préféré. C’est en remportant le Festival de la Rose d’Or à Juan les pins, que la révélation s’est faite pour Loredana : la musique et la scène devenaient ses seuls moyens d’expression !

 

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« En passant pour sourire car je ne t’en veux pas, même si j’ai du mourir de me passer de toi. En passant pour maudire ce fantôme que tu vois et qui ne trouve qu’à dire qu’elle reste près de toi. En passant pour te dire que je ne t’oublie pas, même si j’ai des soupirs que toi tu n’entends pas… »

- En Passant.

 

 

 

 

 

Loredana… Pas très commun comme prénom. Alors, comme pour me donner un ordre de style, je fais mon enquête et découvre que les Loredana respirent la bonne humeur et la joie de vivre. Là-dessus, sans en connaître plus personnellement sur cette artiste à la voix sensuelle, je peux affirmer ce point positif. Pour la suite, n’y voyant aucun rapport avec la Loredana en question, je ne m’y attarde pas… Jusqu’au moment où je lis « ce sont des femmes-enfants, pleines de charmes, qui aiment se faire protéger. Assez timides, elles manquent souvent de confiance en elles et recherchent la sécurité avant tout… » Je suis d’accord et mon but aujourd’hui, c’est de vous démontrer que cette Loredana, un peu « ma » Loredana (c'est bien la seule que je connaisse alors elle est unique, forcément...), est une femme-enfant plutôt femme avant tout, que vous allez forcément aimer.

 

« Prends ma main, je t’emmène sur mon chemin  où l’amour est plus fort que tout, si on joint nos cœurs bout à bout. Donne tes peurs, je mets un mouchoir sur mes pleurs ; pas la peine de passer tout au crible, avec toi je suis invincible. Fais-moi confiance et faisons quelques pas de danse, pour toi rien n’est jamais trop beau, j’te donne mon âme à demi mot »

- Prends ma main.

 

L’expérience et la vie ont fait de cette femme ce qu’elle est aujourd’hui : déterminée ! Et elle a bien raison. Interprète de « When the last storm Breaks », générique du film « Les oubliés de Clipperton » et de « Fantomas l’ultimatum » de Vincent Cote. Elle chante également le titre « T’Oublier » écrit par Sandrine Roy et composé par Rick Allison, qui lui-même avait argumenté à l’écoute : « Super, c’est très beau ça ! »

 

« J’ai pris un aller sans retour, au jour le jour autour de la terre, loin de l’enfer pour t’oublier… […] T’oublier n’est plus qu’un vain souvenir bien caché entre le passé et l’avenir. T’oublier… Pour t’oublier, faudrait déjà que j’me souvienne d’oublier… D’oublier que je t’aime. Mon cœur et ma mémoire me jouent des tours. Des tours de magie noire pour toujours. T’oublier… »

 

Un album verra bientôt le jour… Et pour cet opus exceptionnel, Loredana a su s’entourer. David Villamejeanne, Christophe Renault et Philippe C. Parolier. Qualifiée de « voix de velours », la jeune femme donne vie à ces textes remplis de messages, de passions et d’amour.

 

 

INTERVIEW

5 Questions à Loredana

 

Qu’est-ce qui t’a donnée ce goût pour la musique ? Et as-tu un modèle ? Si oui, lequel ?

   Ce sont mes parents qui m'ont donné la passion de la musique... Mon papa jouait de la guitare à chaque occasion. Il chantait pas mal aussi... Avec une belle voix grave. Et ma maman passait son temps à chanter... Encore aujourd'hui du reste... Elle a une voix très douce.

J'ai comme modèles Jacques Brel, la Callas ... Noa, Morcheeba, Abba, Barbra Streisand ... Franck Sinatra... Oui, je sais, rien à voir... (rires) Mais j'aime par dessus tout la passion que l'on puisse voir dans leurs yeux...  Je suis fan de ceux qui exultent dans n'importe quelle situation, en fait !

 

Quelle est la première chanson que tu as interprétée ou reprise ? Quand, à quelle occasion et pourquoi ce titre-là ?

   La 1ère chanson que j'ai interprétée, a été une reprise et c'était une chanson de Barbra Streisand "Woman in love". J'avais 16 ans, c'était à Juan les pins. Et j'ai été demandé, en tant que chanteuse, pour une Bar Mitzvah ! C'était un bon ami à moi qui m'avait entendu chanter une chanson lyrique qui avait proposé mon nom. C'était si joyeux et si festif !!! J'avais juste ma chaîne hifi et un micro de karaoké. Je n'avais rien... (je n'ai pas grand chose aujourd'hui ceci dit...) Et ma maman m'accompagnait, (j'étais mineure). Quel bonheur. Ils étaient adorables avec moi...

 

Je sais que c’est une question compliquée, mais j’ose tout de même… Y a-t-il dans ton répertoire un titre qui te tient particulièrement à cœur ? Lequel et pourquoi ?

   J'ai en fait deux chansons qui me tiennent à cœur...

Une qui est de moi, "Prends ma Main". Parce qu’écrire pour moi est une psychothérapie, et que c'est la seule "joyeuse et enjouée" ; que je n'ai pas dormi pendant plus de 4 jours non stop, avec ma vie de femme et de maman (Loredana a deux garçons, 8 ans et demi, et 3 ans et demi). Qu'elle exprime mon amour peut être plus que les autres envers mon mari... 

Et c'est aussi grâce à cette chanson que j'ai pu "taper dans l'oreille" de David Villamejeanne qui est un auteur/compositeur/arrangeur que j'adore. Que je connaissais via facebook bien sur et via surtout toutes les collaborations qu'il a pu faire. J'aime sa touche libre, il est un artiste libre et ça s'entend ! Et du coup, il a voulu s'occuper de mes titres, hyper bruts et pas finis du tout. J'ai eu beaucoup de chance en fait !

Ensuite, une qui n'est pas de moi, mais pour laquelle j'ai eu un coup de cœur... Que j'aurais pu écrire ! Ce sont mes émotions, mes sentiments... C'est "En Passant". Auteur Christophe Renault, et compositeur/arrangeur David Villamejeanne... Elle est juste... Whouaouuuuuuuuu !! Écrite pour moi. Je l'ai eu avec un son de guitare sèche en accompagnement avec la voix de David en témoin. Je l'ai voulu en piano et avec quelques cordes. Juste ça. Et je voulais du silence pour mon murmure de la fin. Il comprenait tout ! Je n'avais pas besoin de dire beaucoup, il comprend tout, tout de suite. Parce que ce n’est pas le tout d'être un Dieu avec ses instruments, mais encore faut-il comprendre les émotions que je transmets en parlant avec mon charabia !!! (rires)

 

Quels sont tes projets à venir ? Un album ? Des dates de concert ?

   La mise en ligne sur Zimbaland de mon album "Comme une évidence" courant décembre, peut être pour la nouvelle année. Il sera ainsi disponible en téléchargent légal sur plus de 250 plateformes !! (Itunes, Spotify, deezer etc ...)

Mon Inscription à la Sacem, une fois la preuve de la commercialisation de mes titres.

Là dans l'immédiat, je vais monter un projet de mécénat, pour but de m'aider au financement de mon clip... Car pour être visible par un plus grand nombre, ça se passe aussi sur Youtube... Et je vais avoir la chance d'avoir l'aide d'un réalisateur qui est génial : Fabrice Mathieu !! 

Ça se fera sur Paris... Et je vais avoir besoin de financement comme pour Grégoire, ou Baptiste Giabicconi sur My Major Company. Ils ont eu leurs albums grâce à la participation financière des internautes... Et Dieu sait qu'ils n'avaient pas besoin de ça... Je vais avoir besoin de ce système aussi… Bon, alors pas sur le même site, car au départ nous pensions toutes et tous que c'était un label créé pour aider les inconnus... Et au fur et à mesure, on se rend compte que les artistes qui sont là-dedans sont tout sauf inconnus. (sourire)

Comme dirait Pépin.... Bref !! 

 

Et enfin, pour finir, si tu devais te qualifier en cinq mots, quels seraient-ils ?

   Je suis enjouée. Pugnace. Très dure envers moi même (même plus qu'envers les autres, c'est dire !) Incorrigible optimiste. Inspirée.  Et c'est déjà pas mal !! (rires)

 

 

 

Une femme, une voix suave, à la fois douce et pourtant si forte, un timbre chaud méditerranéen, une sensualité sans faille… Loredana chante pour elle mais aussi pour nous, pour vous… Ecoutez-là, et dégustez ces chansons, ces paroles, ces bouts de vie qui, finalement, nous ressemblent un peu. Forcément…

 

« Et l’amour que l’on lit dans les pensées, l’amour que l’on fait les nuits d’été…

Dans le gris des cités enfumées, dans ce monde à moitié fou,

montent les vapeurs des passionnées quand les désirs brulent malgré tout…

On fait feu de tous doigts qu’on enflamme à tour de draps dans des cris de joies… 

A l’amour… »  

- Les Passionnées.

 

 

 

Liens pour écouter Loredana :

http://soundcloud.com/loredana-auteur-compositeur-interprete

http://www.zicmeup.com/artiste/Loredana

http://www.myspace.com/loredana.dujardin

Vous pouvez la retrouver également sur Facebook et Twitter…

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 15:10

Karine Lebert est journaliste et auteure normande. Après avoir exercé le métier de biographe pendant quinze ans, elle décide de coucher sur le papier ses propres mots. De là naîtront ses premiers romans « Rouge bonheur » en 2007 et « L’Indochinoise » en 2008. Elle signe ensuite aux Editions De Borée où sont publiés « Nina et ses sœurs » en 2009 ; « Le Secret d'Emma » en 2010 et « Les Mystères de Camille » en 2011. Le 26 octobre prochain paraîtra son dernier livre « Loin de Margaux ».


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« Emma, fille d'un bourrelier, et Armelle, fille de pêcheurs, sont les meilleures amies du monde et aiment à se moquer d'Angélique, la riche fille du maire propriétaire du haras La Licorne. Ces chamailleries restent sans conséquence jusqu'au jour où le père d'Emma est victime d'une chute de cheval fatale. Avant de mourir, il lui révèle qu'il ne s'agit pas d'un accident... »

 

 

 

Ce roman à la couverture estivale est une intrigue mystérieuse. Il s’adresse aux amoureux du monde hippique, mais pas seulement… Ce livre est haletant. Constamment. Une fois commencé, on ne peut plus s’arrêter. Trois époques nous font traverser la vie à Veules-les-Roses. Trois jeunes filles. Trois femmes. La vengeance d’Emma.

 

Dès les premières pages, on s’attache à cette héroïne particulière, Emma Cristin, fille de bourrelier, passionnée par les chevaux, qui vit avec sa famille dans la ferme des Hauts Vents. On y découvre sa meilleure amie, Armelle Postel, fille de pêcheurs. Et, surtout, on se met de suite dans la guerre qui oppose ces deux amies à Angélique Le Calvec, la fille du Maire de Veules-les Roses, vivant au haras de La Licorne, possédant un manoir et des terres qui semblent sans limite.

 

« Dans un accoutrement pour le moins étrange, [Angélique Le Calvec] avait bravé les vagues sur la plages de Veules-les-Roses. Angélique avait lu la raillerie et le mépris sur les traits d’Emma et d’Armelle, elle avait perçu leurs ricanements et leurs éclats de rire : elle n’avait pas pardonné cet affront. »

 

Un jour, Denis Cristin, le père d’Emma,  est victime d’un accident au haras. Une chute et un coup de sabot d’un cheval. Sa jambe en était déchiquetée jusqu’à l’os et saignait abondamment. Malgré la douleur, l’homme avait réussi à rentrer jusqu’à sa ferme en charrette. Le médecin a ensuite mis tout en œuvre pour le soigner mais les questions furent sans réponse… Il était selon lui, improbable qu’un cheval soit responsable d’un tel carnage… Mais alors, quoi ? Etait-il tombé sur quelque chose sous l’effet du choc ? Pourquoi n’avait-il pas appelé à l’aide ? Avait-il commis une faute ? Quoi qu’il en soit… Il fallait prendre une décision : amputer la jambe.

 

« Ce ne fut d’abord qu’une ombre, une ombre malveillante qui s’approchait sans bruit… puis l’ombre se matérialisa et emprunta les traits de… »


Quelques temps plus tard, Denis décéda. Mais avant de donner son dernier souffle, il s’était livré à une confidence auprès de sa fille Emma… Cet accident ne semblait plus vraiment en être un…

 

Les années passèrent, Emma et Armelle se marièrent, la ferme fut rachetée… Les deux amies poursuivaient leurs vies lorsque survint un nouvel accident. Emma, qui taisait son secret depuis la mort de son père, ne pensait qu’à la vengeance…

 

Ce roman, c’est plus de trois cents pages d’histoire, d’amour, de passion, de déchirure, de drames, de souffrances… Ce roman, c’est une intrigue mystérieuse qui nous tient en halène jusqu’à la dernière page. Jusqu’au moment décisif où l’on comprend enfin. Où l’on découvre. Où l’on sait. Le moment où tout prend tournure, où l’on devrait savourer ce retournement de situation tant espéré. Et pourtant…

 

« Au son de cette voix familière, [la personne] réagit enfin et tourna vers elle un visage si dépourvu d’expression qu’Emma en frissonna. Elle se dit qu’elle tenait là sa revanche… »

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 17:23

 

Aujourd’hui, je vous présente un article qui se fera en plusieurs volets ; sur l’actualité qui me tient à cœur et que je souhaitais vous faire partager.


 

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Du 8 au 15 Octobre 2012,

c’est la semaine nationale du rein.

 

 

 

Ainsi, durant cette période, je vous invite à découvrir chaque jour un nouveau chapitre à cet article.

 

 

 

 

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                                  -  Lundi : Qu’est-ce que la semaine du rein ?

                                  -  Mardi : Les maladies rénales rares…

                                  -  Mercredi : Le Syndrome Néphrotique Idiopathique, qu’est-ce que c’est ?

                                  -  Jeudi : Sonia Vandoux évoque la maladie de sa sœur.

                                  -  Vendredi : Le dépistage, pour qui et pourquoi ?

                                  -  Samedi : Les liens pour aller plus loin !

                                  -  Dimanche : En conclusion, vous avez aussi la parole.

 

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La semaine nationale du rein a pour objectif d’informer et sensibiliser les français au problème des maladies rénales, afin de favoriser leur prise en charge précoce. Une multitude d’actions de sensibilisation, information et dépistage des maladies rénales vont se dérouler partout en France.

3 millions de Français sont concernés par une maladie des reins, mais la plupart d’entre eux ne le savent pas. Ces maladies évoluent silencieusement, ce qui retarde le diagnostic jusqu’à un stade très avancé. Car lorsque la maladie se déclare, c’est qu’il est déjà trop tard. C’est pourquoi les reins s’endommagent progressivement et irréversiblement sans que l’on s’en aperçoive.

D’où l’importance du dépistage, qui repose sur une simple bandelette capable de détecter de multiples critères dans les urines, ou une prise de sang.

 

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  Les Maladies Rénales Rares...

 

 

maladies_reinales_1.jpgEnviron  3 millions de Français de tous âges souffrent de maladies des reins, mais la plupart l’ignorent. Ces maladies ne provoquent en général aucun symptôme perceptible avant un stade très avancé et sont donc diagnostiquées trop tardivement. Pourtant, une prise en charge précoce et appropriée permet de ralentir ou de stopper leur évolution.


Personne n’est à l’abri des maladies des reins !


Beaucoup de maladies peuvent toucher les reins et les abîmer, qu’elles soient d’origines malformatives et congénitales, héréditaires, ou encore acquises...

Elles peuvent être causées par des infections, liées par exemples à certains microbes comme les streptocoques. Elles peuvent aussi être occasionnées par des dérèglements spontanés du système immunitaire, ou encore par l’absorption de substances toxiques pour le rein, notamment certains médicaments.


Les maladies qui atteignent les vaisseaux sanguins, comme l'hypertension artérielle et le diabète, peuvent aussi endommager les reins. Les maladies rénales qu’elles entraînent affectent peu à peu les unités du rein qui filtrent le sang. Les reins ne sont alors plus en mesure de fonctionner correctement. Les complications rénales du diabète et de l’hypertension artérielle sont devenues les principales causes de traitement par dialyse en France...

 

Ces maladies ont en commun une incidence rare, une présentation phénotypique variable selon l’âge, un risque d’évolution vers l’insuffisance rénale, une hypertension artérielle, des répercussions possibles sur la croissance chez l’enfant.

Toutes ces maladies rares nécessitent une prise en charge adaptée et précoce, gage d’une évolution ralentie ainsi qu’un suivi prolongé tout au long de la vie adulte.


Les maladies rénales rares peuvent être démembrées en trois groupes d’affections :


 - Les anomalies congénitales du développement rénal

Elles se caractérisent par des reins mal formés (dysplasie rénale) ou plus petits (hypoplasie). Ces anomalies peuvent être strictement isolées, parfois associées à des malformations urinaires ou extra rénales. Elles peuvent être asymptomatiques, beaucoup sont dépistées par l’échographie anténatale. Elles peuvent être de cause variée, génétique, environnementale ou enc

ore incertaine.


 - Les maladies rénales héréditaires monogéniques identifiées

Elles peuvent toucher n’importe quelle structure du néphron et nécessitent une prise en charge spécifique précoce :
  - Les tubulopathies : syndrome de Bartter, Gitelman, Lowe, Fanconi, Dent, Hypouricémie, Acidoses, Rachitisme hypophosphatémiques, Cystinoses…
  - Les maladies kystiques : Dysplasie kystique, polykystose rénale, récessive, dominante de l’enfance, sclérose, tubéreuse de Bourneville, maladie de von Hippel-Lindau, syndromes glomérulokystiques …
  - Les maladies tubulo-interstitielles : néphronophtises, syndrome BOR et de Bardet-Biedl, hyperuricémies familiales, maladie kystique de la médullaire rénale.
  - Les maladies glomérulaires : syndrome d’Alport, ostéo-onycho-dysplasie, syndrome néphrotique (SN) cortico-résistant héréditaire, SN finlandais, glomérulosclérose focale dominante autosomique, SN cortico-résistant récessif autosomique, syndrome de Denys-Drash, syndrome de Frasier, sclérose mésangiale diffuse récessive autosomique, syndrome Pierson, syndrome de Chimke, syndrome de Galloway, hématurie bénigne familiale…
  - Les lithiases métaboliques : oxaloses, cystinurie-lysinurie, hypercalciuries idiopathiques…
  Certaines tumeurs rénales, héréditaires ou non (Wilms)

 

 

 - Les syndromes néphrotiques

On peut citer la néphrose idiopathique, les autres glomérulopathies chroniques idiopathiques (glomérulonéphritex extra-membraneuses ou par alloimmunisation fœtale…)

 


C’est bien le Syndrome Néphrotique que nous évoquerons demain et, plus précisément, le Syndrome Néphrotique Idiopathique

 

 

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Le Syndrome Néphrotique Idiopathique,

Qu’est-ce que c’est ?

 

 

Une maladie rare est une maladie mettant la vie en danger ou entrainant une invalidité chronique. La prévalence du SN (primitif ou idiopathique) est de 11 personnes pour 100 000 et l’âge moyen est de 33 ans.

 

 

Les reins servent à épurer en permanence le sang (pour maintenir à l’état stable les fonctions physiologiques de l’organisme) et éliminent les déchets (eau, sel, urée). C’est un filtre très sélectif qui laisse passer l’eau et les solutés mais qui s’oppose au passage des protéines (moins de 150 mg/j).

Un syndrome néphrotique survient lorsque ce filtre laisse passer une trop grande quantité de protéines (plus de 3gr/jr) et de l’albumine. La perte urinaire massive de protéines et d’albumine fait que l’eau et le sel sortent des vaisseaux pour aller dans les tissus environnants, ce qui provoque la formation d’enflures ou œdèmes.


Le malade découvre une bouffissure des paupières le matin et un gonflement des chevilles dans la journée ; un gonflement de l’abdomen et un épanchement dans la plèvre qui entoure les poumons. En présence de ces œdèmes, on recherche la présence de protéines dans les urines et, de ce fait, on affirme qu’il s’agit d’un « Syndrome Néphrotique ».

Le syndrome néphrotique est le plus souvent en rapport avec ce que l’on appelle un « Syndrome Néphrotique Idiopathique » (dont on ne connait pas la cause), également appelé Néphrose. C’est une maladie rare (11 malades pour 100 000 habitants). Il est indispensable de réaliser une biopsie rénale afin de confirmer le diagnostic (prélèvement d’un échantillon de rein afin de l’examiner au microscope).


20% des patients présentent une hématurie microscopique (sang dans les urines non visible à l’œil nu) ; les chiffres de tension artérielle sont élevés chez 20% des patients et une insuffisance rénale est présente chez 10% des patients.


Le syndrome néphrotique expose à certaines complications comme les troubles de la coagulation du sang (formation de caillots dans la circulation) ; des infections (infections bactériennes, péritonite, méningite, pneumonie, cellulite, infections virales) ; hyperlipidémie (augmentation du cholestérol et des triglycérides). La fuite urinaire des protéines peut être responsable à long terme d’un état de malnutrition avec fonte musculaire et déminéralisation osseuse.

Pour un patient sur trois, les rechutes de la maladie son

t déclenchées par de banals épisodes infectieux.


      Le traitement à deux buts : limiter les conséquences du SN et faire disparaitre la protéinurie.

      Comme tout traitement lourd, il y a des effets secondaires qui sont : Changement de l’aspect physique (joues proéminentes et rouges, augmentation de la pilosité, peau plus fragile, vergetures et acné) ; stimulation de l’appétit (prise de poids rapide et peu harmonieuse avec de grosses joues et un gros ventre) ; troubles métaboliques (diabète cortico-induit, pertes en potassium) ; troubles du caractère (patients très actifs et agités, crises de colère, difficultés à dormir, parfois plus tristes, agressivité) ; augmentation de la tension artérielle ; moins grande résistance aux infections (diminution des défenses immunitaires) ; problèmes osseux (ostéoporose, ostéonécrose) ; problèmes oculaires…


Le SN entraîne des conséquences sociales dues aux hospitalisations au décours de la maladie, plus évidents chez les rechuteurs fréquents (plus de la majorité des malades). Les conséquences psychologiques peuvent être très importantes. Ces traitements sont incompatibles avec un travail physique soutenu, l’exposition aux solvants de toute nature et un environnement à risque infectieux

 

Ma petite soeur est atteinte d'un Syndrome Néphrotique Idiopathique...

Je vous en parlerai demain...

 

 

 

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Sonia Vandoux évoque la maladie de sa soeur...

 

 

 

 « Je m’appelle Mélanie, j’ai 16 ans et je suis en première année de CAP coiffure. Nous sommes en novembre 2009 et depuis plusieurs jours, j’ai des maux de ventre insupportables, de la fièvre et des œdèmes qui grossissent de jour en jour. J’ai de plus en plus de mal à me déplacer mais, malgré cela, je continue de travailler. Ce soir, mes parents m’ont conduite aux urgences ; pour la seconde fois. Mais aujourd’hui c’est différent. Je le sens. Après des heures d’attente interminables, on nous annonce que c’est beaucoup plus grave que ce qu’ils pensaient. Je dois immédiatement être transférée… L’ambulance m’emmène donc jusqu’au CHU de Rouen. Service Néphrologie…

Deux semaines… Des examens sans relâche, des prises de sang tous les matins, des piqures tous les soirs. Une biopsie pour me prélever quelques bouts de rein. Et un résultat... Je suis atteinte d'un Syndrome Néphrotique Idiopathique. L'annonce est  douloureuse.

Je suis sortie de ce CHU avec un traitement à vie et presque trois ans plus tard, j'ai toujours ce traitement, modifié avec le temps, car il y a eu une petite rechute. Et certains médicaments ne peuvent pas se garder longtemps. J'ai fait Noël 2009 avec un repas sans sel et donc bien sur sans chocolat... Le début était un enfer, j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire, à me priver de beaucoup de chose, à accepter la vérité, et je ne l'ai toujours pas accepté. Je vis très mal avec cette maladie, mais je ne le dis pas. Il y a surement pire que moi mais parfois, il m'arrive d'avoir envie de tout arrêter, les médicaments, les interdits. Parfois j'aimerais beaucoup redevenir comme avant, comme tout le monde, juste avant que cette maladie détruise ma Vie. »

- Mélanie. -

 

 

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Dans mes souvenirs, cette jeune fille n'a que deux ans. A peine... Deux ans et un petit mois. C'est important à cet âge. Elle fait son entrée en maternelle. Elle est belle, cette jolie poupée aux boucles dorées. Elle est belle, ma petite sœur. J'aime ses bisous à la récréation. J'aime ses câlins. Je suis si fière. Je la protège. Des autres. De l'extérieur. Des élèves. Des adultes. De tout. Du monde. C'est fusionnel. C'est personnel. C'est moi. C'est elle. J'avais huit ans.

Le temps passe. J'ai grandi. Bien grandi. Mais cette jeune fille est restée à mes yeux cette poupée de deux ans. Deux ans et un mois. A peine... Je veux toujours la protéger. Des autres. De l'extérieur. De la jeunesse. Des adultes. De tout. Du monde... Toujours... Elle reste à mes yeux une môme. Une enfant qui fait son entrée en maternelle. Le temps passe et pourtant, j'ai toujours cette impression de devoir la protéger. De devoir m'en occuper. Toujours peur qu'il lui arrive quelque chose. Elle est mon double. Mon ombre. Mon unique.


Et si ce terrible vendredi, j'avais pu prendre sa place, je l'aurais fait. Parce qu'elle est celle pour qui je donnerais ma vie s'il le fallait.


Mélanie, c’est ma sœur. Ma petite sœur. Une petite poupée fragile qu’il me faut protéger depuis bientôt vingt ans… Une jeune femme à présent, mais qui restera toujours à mes yeux cette petite poupée fragile. Ma petite sœur. Ma petite sœur malade. Evoquer cette maladie est une chose importante pour moi. Parce qu’elle n’est pas connue et les gens ne se rendent pas compte des dégâts qu’elle peut entraîner.


Au début de sa maladie, le 20 novembre 2009, ça nous est tombé dessus comme ça ! D’un coup. Ma sœur avait 16 ans. Elle pesait 45 kg. Lorsqu'elle a été transférée en Néphrologie à Rouen, elle pesait 64 kg !!! 20 kg d'œdèmes, les médecins n'en revenaient pas ! Elle en avait jusque dans les poumons, ce qui provoquait des toux d’étouffement. C'était très impressionnant !

 


D'ailleurs, les seuls signes de cette maladie sont l'apparition d'œdèmes et des infections urinaires. Simplement. Cette maladie est rare et orpheline. On ne sait ni d'où elle vient ni comment la soigner réellement. Elle n'a même pas de nom ! Elle s'appelle « Syndrome Néphrotique Idiopathique ». C'est un syndrome néphrotique ; une néphrose ; tout simplement, sans nom plus précis que ça... Un syndrome néphrotique regroupant tous ces styles de maladies. Et celui de ma petite sœur est « idiopathique ». Le néphrologue, à l'époque, nous avait expliqué ceci : « Idiopathique, ça vient d'idiot. C'est idiot parce qu'on ne sait ni d'où elle vient, ni ce qui la provoque, ni comment elle se déclenche, ni comment on la soigne... »

 
C'est une souffrance à vie, avec des périodes de stabilisation puis des rechutes plus ou moins lourdes. Et c'est une maladie de l'enfant (moins de 10 ans) ou de l'adulte. Alors, un cas à 16 ans fut particulier pour les médecins qui ne pouvaient ni prendre des mesures pour enfant ni pour adulte... Le seul moyen est de mettre sous cortisone. Au début, Mélanie était donc à 60 mg de Corticoïdes. Ce qui est une dose énorme ! En plus de tous les médicaments qu'elle devait prendre ! Aujourd'hui, la maladie dort dans son petit corps de jeune femme fragile et elle ne prend plus que 5 mg... Ce qui montre la hauteur de son combat pour y arriver et, surtout, l'horreur de la prochaine bataille lorsque le monstre se réveillera et provoquera une nouvelle rechute.

 

 

Ce 20 novembre 2009, Mélanie avait 16 ans, elle était en CAP Coiffure et vivait heureuse dans ses projets d'avenir. A 16 ans... La maladie l'a obligée à arrêter ses études. Les produits de coiffure étant trop toxiques pour ses reins. Avenir bafoué. Tout repartir de zéro avec ce rêve qui s'écroule. A 16 ans...


Un régime strict : sans sel, sans sucre, sans graisse et sans chocolat !!! Même le sucre d'un fruit était trop fort et elle n'avait pas le droit aux oranges, par exemple ! Les gens ne se rendent pas compte de la portée de ce régime. Il y a du sel partout !!! Et je vous assure que manger sans sel, c’est un autre monde...


Les aliments interdits :

La charcuterie, le jambon, les pâtés, les rillettes, les viandes et poissons fumés, les crustacés comme le crabe et les crevettes, les oeufs de poissons, toutes les conserves, le poisson pané surgelé.Tous les fromages non frais sauf les fromages sans sel. Le pain et les biscottes, les biscuits variés, les biscuits d’apéritif, les céréales du petit-déjeuner (corn flakes, Rice-Crispies, flocons d’avoine), les pâtisseries du commerce. Tous les légumes en boîte, les pommes chips, pommes da

uphine, les plats cuisinés du traiteur ou surgelés, les potages tout prêts en boîte ou en sachet, les olives, les cornichons en boîte. Le beurre salé, la plupart des margarines, le lard. Les jus de tomate, les jus de légumes, certaines eaux en bouteille (Vichy, St Yorre, Badoit). Le céleri, la moutarde, les sauces du commerce, les bouillons, la levure chimique.  

 

A 16 ans... Il nous a fallu tout réapprendre. L'alimentation sans sel, équilibrée, avec des produits frais. Faire faire du pain sans sel chez le boulanger, réaliser des gâteaux avec de l’édulcorant à la place du sucre, utiliser de la margarine au lieu du beurre, faire faire des chipos et du jambon sans sel chez le boucher !! On ne s'imagine pas l'enfer de ces restrictions... A 16 ans, elle était privée de tout.


Aujourd'hui encore, même si ses doses médicamenteuses ont beaucoup baissé, Mélanie se traine un semainier plein de 105 cachets, petits et gros, blancs ou pas, ... 105 cachets, soit 15 par jour... Moitié moins qu'au début de la maladie. Quand on a une telle merde qui nous tombe dessus à 16 ans, je peux vous dire qu'on grandit bien vite !! Les copains/copines qui s'éloignent pour ne pas attraper la maladie ! L'intelligence, quand même ! De rejeter quelqu'un qui est malade des reins comme si elle avait la peste !


On ne pense pas à ces maladies, on ne pense pas combien ça peut détruire une vie ! On ne pense pas à ces mômes de 6-7 ans qui sont dialysés depuis des années et qui ne connaissent que ça !! Mélanie a une grosse chance tout de même : la maladie s'est endormie p

our le moment... Et on sait que les rechutes sont pires que l'annonce du monstre, alors on prie pour qu'il ne se réveille pas tout de suite.


« Aujourd’hui, je vis normalement. J’ai repris un sport adapté, je ne me prive d’aucune sortie et je m’accorde même de petits écarts d’alimentation de temps en temps. Je fais ma vie comme je l’entends, en restant prudente malgré tout. Vraiment, si je n'avais qu’une chose à dire, c'est de profiter de la vie, car moi je suis très heureuse et vraiment fière de moi. Fière de m'être toujours battue jusque là. Je fais en sorte de masquer ma maladie le plus possible car c'est un sujet encore assez sensible pour moi. Mais quand il faut en parler, j'en parle ; avec le sourire et l'espoir car je ne compte pas me priver de vivre à cause de cette maladie rénale. »

- Mélanie. -


Aujourd’hui, à travers cet article, je tiens à rendre hommage à cette bataille quotidienne que mène Mélanie. Ma petite sœur. Cette petite poupée fragile que je protègerai chaque jour de ma vie. Parler de sa maladie était important pour moi. Pour Nous. Parce que les gens ne savent pas. Un cancer, ça fait peur... Mais une maladie rénale aussi. Tout le monde autour de nous ne connait pas sa maladie. Elle garde ça comme un secret pour beaucoup... L’évoquer aujourd’hui, ici et ailleurs, c’est un grand pas en avant. Pour nous. Pour Elle. Pour ma petite poupée fragile qui devient femme…


Je pourrais évoquer notre stress, la douleur de la voir allongée dans ce lit d’hôpital, la déchirure de ses larmes, l’horreur de sa souffrance, l’enfer de son abs

ence à la maison… Je pourrais évoquer notre propre terreur, notre propre mal… Je pourrais évoquer nos inquiétudes sans nom, nos questions interminables, nos pleurs intérieurs… Je pourrais évoquer sa colère qu’elle déversait sur nous, ses sautes d’humeur qui nous transperçaient, ses peurs qu’elle tentait de nous cacher… Je pourrais évoquer tout ce que j’ai sur le cœur quand je pense à ma petite sœur, à sa maladie et à toutes ces épreuves traversées. Je pourrais…


Mais aujourd’hui, je préfère vous dire que je suis fière d’Elle. Fière de sa bataille, fière de cette jeune femme qu’elle est devenue, fière de cette petite poupée fragile que j’aime tant…

 

 

 

 

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Le dépistage, pour qui et pourquoi ?

 

 

Parce que les maladies rénales sont silencieuses et

n’ont pas de symptômes spécifiques, elles doivent être dépistées le plus tôt possible. N’oublions pas que les reins sont des organes vitaux ! Trop souvent, les dégâts s’installent sans que l’on s’en rende compte. C’est pourquoi le dépistage a un rôle essentiel : diagnostiquer la maladie avant qu’il ne soit trop tard ! Ces maladies sont souvent découvertes à un stade tardif, lorsque se présente l’insuffisance rénale. A ce stade avancé, le traitement reste la dialyse, puis une greffe de rein.

semaine_du_rein-copie-1.jpgIl est important (même essentiel !) de comprendre que ces maladies peuvent toucher tout le monde et à tout âge !

Dépistées tôt, elles ne nécessitent pas un tel traitement ou le retardent.

Comme la plupart des dépistages, celui-ci est anonyme et gratuit par bandelette urinaire. C’est simple, rapide et possible dans toute la France sans rendez-vous. Il est possible également de faire ce dépistage par prise de sang ou par une mesure régulière de la tension artérielle.

Selon la Fédération nationale d'aide aux insuffisants rénaux (FNAIR), 10% des insuffisances rénales chroniques pourraient être évitées et 30% pourraient être retardées de nombreuses années si on les dépistait plus tôt.


Certaines règles permettent de

maintenir les reins en bonne santé :

- Boire un minimum de 1,5 litre d’eau par jour réparti tout au long de la journée.

- Manger de façon équilibrée pour éviter le surpoids et l'excès de cholestérol.

- Limiter le sel, un élément qui favorise l'hypertension.

- Arrêter de fumer. Le tabagisme accélère l'évolution des maladies des reins.

- Pratiquer régulièrement une activité physique.

- Eviter l'automédication, car certains médicaments sont toxiques pour les reins (l'aspirine).

- Ne pas abuser des laxatifs ni des diurétiques.

- Eviter les produits de composition incertaine (ex. herbes chinoises).

- Se méfier des régimes hyperprotéinés qui peuvent fatiguer les reins.

- Attention, les produits de contraste iodés injectés lors de certains examens radiologiques peuvent endommager les reins des personnes fragiles. En parler à son médecin et radiologue.

 

 

 

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Les liens pour aller plus loin…

 

 

 

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Le site de la semaine du rein : www.semainedurein.fr 

Fédération Nationale d’Aide aux Insuffisants Rénaux : www.fnair.asso.fr

Association des Malades d’un Syndrome Néphrotique : http://asso.orpha.net/AMSN

Fondation du Rein : www.fondation-du-rein.org

Association pour l’Information et Recherche sur les maladies rénales Génétiques : www.airg-france.fr

Société de Néphrologie : www.soc-nephrologie.org

Société Francophone de Dialyse : www.sfdial.org/html/accueil.htm

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 16:35

 

Ozé est une artiste française, qui interprète ses propres textes sur des musiques qu’elle compose aux côtés de Doc Bandol. Ozé a sorti son dernier album « Funkypnotic  » qui n’est autre qu’un subtil mélange de styles, aux connotations Funk et Reggae. Un album dit Variety-Funk, composé de douze titres avec, pour la première fois, l’interprétation d’un texte écrit par quelqu’un d’autre.

 

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« Suis-moi dans un FUNKYPNOTIC,

sans dire JE SAIS PAS JOUER et

prend une dose de PARAMUSICAL.

Moi JE COURS mais toi, si tu RESTES,

tu rencontreras PAMELA et tu penseras :

si j’OZé SEX

Mais comme elle casse LES ROGNONS,

tu hésiteras entre JE LE FAIS

ou suivre MR. ELEPHANT

dans un GROOVE ON (JE ME RENDS)

ou PAS ! »

 

 

 

Telle est la présentation Ozéienne qui accentue la pochette de l’album aux tons orangés. Un texte joyeux présentant les douze morceaux dans un décor entrainant et rythmé. On regarde la pochette, on sait où l’on va : dans un univers complètement à part du monde réel.


A travers cet album, on découvre une voix à la fois sensuelle et énergique. Ozé est une artiste sincère et souriante qui agrémente son répertoire de titres francs et de titres légers et plein d’humour. Chacune de ses chansons porte un message et son rythme entêtant se retient facilement.

 

« Tu pars dans tes histoires où tu te sers de moi. Tu veux tous les regards sur toi. T’expliques autour de toi pourquoi tu es une star. Allez, cherchez pas ailleurs, c’est toi la plus sympa ! T’as tout vu, tout vécu mais tu ne comprends pas pourquoi t’es seule ce soir alors tu dis reste ! » - Reste

 

«  Tu n’as que des amis ; Paris, Venise, Deauville, tu es la reine dans toutes les villes ! Tu es overbookée de soirées. Soirée mondaine, où tout le monde s’aime. Soirée friquée, tout le monde se marche sur les pieds. Soirée-connu, soirée du nom… Soirée carton, t’as pas reçu mon invitation. Soirée privée, soirée pognon, soirée glaçon, soirée chiffon, soirée bidon, soirée nichons. La soirée est comme elle est… Soirée brushing, soirée piston, soirée-sonnable soirée-spectueux, soirée-sponsable … » - Pamela

 

Pour les amateurs de poésie, Ozé a collaboré sur cet album avec une auteure. Dans son recueil poétique « Florilège d’Envies », Sonia Vandoux avait publié plusieurs textes dont « Le Temps ». C’est ce poème qu’à choisi la chanteuse pour l’adapter à une mélodie chaude d’un autre monde. Une amitié à la vie comme à la scène, où les mots de l’écrivaine ont su parfaitement se joindre à la voix de l’artiste… « Nos fautes et nos détours, le manque d’entrainement, nos erreurs de parcours dont on sort bien plus grand. Le vide enfouit à jamais, la force d’y croire, le courage est ce qu’il est, l’ardeur du miroir ! On a tous un combat, une cause à défendre, une place à se faire et tant de choses à apprendre… » - Pas (SV.Edit)

 

 


  (Vidéo extraite de Ozé en 1ere partie de Dany Brillant - 05.11.11)

 

Sur scène, Ozé est accompagnée de talentueux musiciens, dont un batteur-sampleur, un bassiste et deux guitaristes. Des artistes complets qui ne forment plus qu’un pour un moment chaleureux qui groove.Ozé sait nous entraîner dans la folie de son univers. Et en attendant de les retrouver en live, vous pouvez toujours écouter "Funkypnotic". Un album idéal pour se changer les idées, pour rire et pour s’amuser. Un album à écouter encore et encore, seul ou accompagné !

 

 

Vous pouvez écouter et télécharger légalement l’album sur iTunes :

http://itunes.apple.com/fr/album/funkypnotic/id513545923

Plus d'infos : www.musicoze.com

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:12

Charlotte Valandrey est une actrice française, notamment reconnue dans le rôle de Myriam, journaliste dans la série télé « Les Cordier, juge et flic ». Elle est née le 29 novembre 1968 à Paris et a grandi en Bretagne. C’est à 17 ans qu’elle apprend sa séropositivité. En 2005, elle publie son premier livre « L’Amour dans le sang » où elle révèle sa maladie. Suite à deux infarctus qui ont failli lui coûter la vie, Charlotte subi une greffe du cœur le 4 novembre 2003. C’est en 2011 que sort son second livre « De cœur inconnu » qui raconte sa relation avec un homme qui pourrait être le mari de la femme dont elle a reçu le cœur.

 

charlotte-valandrey-de-coeur-inconnu.jpgOn ouvre le livre, on lit la première page, on plante le décor. Tout commence par un rêve.

« J’ai fait un rêve tenace, obsédant, qui m’aveuglait encore au milieu de la nuit quand je me suis réveillée en hurlant. J’étais morte. Enfin. »


Avec des mots doux, Charlotte Valandrey nous évoque son quotidien depuis sa greffe. On s’imagine un ton posé et calme, son regard perçant le nôtre. « J’aime regarder droit dans les yeux, échanger, constater l’effet de mes mots » et pour l’avoir rencontrée, je peux assurer que ce point particulier est bel et bien réel. Il en est impressionnant, intimidant, presque déroutant…

L’actrice évoque son manque d’amour, son impatience, ce besoin de fougue et le bonheur d’entendre "je t’aime". « Je veux qu’on m’aime, qu’on me le dise, le crie, le répète. »


On partage les séances chez sa psy et les récits de ces cauchemars répétitifs. « Ce sont les mêmes images, il y avait ces rayons dorés tout autour et cette angoisse, je n’ai jamais ressenti ça. La certitude de ma fin, mon corps qui se tord, se replie à jamais. Le nouveau-né était assis à côté de moi, les yeux fermés, puis ce bruit à exploser les tympans, ces yeux de loup dans le rétroviseur, je vais devenir folle, docteur, si ça continue. »


Mais surtout, Charlotte Valandrey nous fera partager son nouveau bonheur : l’amour. Sans oublier sa complicité remarquable avec sa meilleure amie Lili et sa passion maternelle pour sa fille, Tara ; en passant par la gentillesse exemplaire d’Henriette.


Jusqu’au jour où une lettre anonyme va venir troubler sa vie.

« JE CONNAIS LE CŒUR QUI BAT EN VOUS, JE L’AIMAIS… »

Telle est la première phrase de ce courrier entièrement écrit en lettres capitales. Doit-elle laisser ces mots au même rang que les autres courriers d’admirateurs ou y porter une plus grande importance jusqu’à l’envie de retrouver son auteur ? « Les signes de la vie sont uniques et fugitifs, à saisir dans l’instant, ou ils filent pour toujours » nous confie l’actrice. On vous laisse deviner, donc, la suite logique de son choix vis-à-vis de ce courrier…


D’ailleurs, quelques pages plus loin, Charlotte Valandrey évoque le sujet avec Steven, son cardiologue et amant. « Je ressens des choses étranges depuis quelques mois, je fais des cauchemars qui ne m’appartiennent pas, quand je touche cette lettre mon cœur s’emballe. Je bois du vin, je mange des choses que je ne mangeais pas. J’ai eu mardi en pleine journée les mêmes visions que dans mes rêves… Quand ça me prend, je suis saisie d’une angoisse inexprimable qui me dépasse… Il y a quelque chose d’anormal dans tout ça. Bizarrement, cette lettre, je l’ai prise en plein cœur, si je puis dire… »


Mais très vite, la déception amoureuse noircit les pages de ce témoignage poignant… Charlotte se confie à Henriette et tente malgré tout d’avoir des nouvelles de Steven, qu’elle aime encore malgré la distance qu’il met désormais entre eux. « Je suis sûre qu’Henriette à raison. Steven va bien, il a déjà "tourné la page". Il se fiche de ma douleur. Je m’en veux. Comment puis-je le méconnaître à ce point ? Vivre près de lui, rire avec lui, le caresser, lui parler, coller à sa peau toutes ces nuits comme une décalcomanie et pourtant ne rien savoir de lui, de qui il est vraiment. »

 

Ce livre est un témoignage criant d’amour et de volonté d’avancer. Après dix heures d’opération, le torse ouvert pour y transplanter un autre cœur, ce récit est une leçon de vie remarquable et une générosité extraordinaire. Contrairement à ce qu’on pourrait penser en le voyant, il n’est pas triste. Il est fort, il est émouvant, il est aimant, mais il est joyeux. Comme le dirait Charlotte elle-même et comme elle l’a écrit sur sa dédicace, c’est un conte fantastique, réel et moderne. Un conte d’amour et d’espérance. Et pour résumer en quelques mots : « (Le cœur) ne repousse pas, ne se remet jamais totalement de ses blessures, tout au mieux il se renforce, il cicatrise. C’est la souffrance du cœur. »

 

Mais le bonheur sourit aux personnes qui le souhaitent vraiment. Sans mauvais jeu de mots, il sourit aux personnes qui le veulent de tout cœur. Alors sans trop en dire, le bonheur de l’amour sourira de nouveau à Charlotte Valandrey… Et sans vous en dévoiler plus, je ne citerais que les dernières lignes du livre...


« Quelques mots pour un texto qui jaillit sur l’écran :

"29 avril, 11 AM, Roissy 1, vol Qantas 181 de Sidney, je rentrerai pour toi."

[…]

Dans une heure, Yann m’emmènera. Mon cœur bat, je rêve encore. »

 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 17:44

Gayle Forman est une auteure et une journaliste américaine. Elle est née en 1970 et a écrit son premier roman « Sisters in Sanity » en 2007 à la suite d’un tour du monde avec son mari. Mais c’est en 2009 qu’elle se fera connaître en France avec « Si je reste ». Un véritable phénomène d¹édition, avec une sortie mondiale dans plus de vingt pays et une adaptation cinématographique par les producteurs de Twilight. Suivront « Les cœurs fêlés » et « La où j’irai » en 2010. Deux romans en préparation pour 2013 et 2014 : « Just One Day » et « Just One Year ».

 

si je reste

« Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.

Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après.

Sortir du coma,d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? "Si je reste"… »

 

Ce livre est une boule d’émotions qui ne demande qu’à éclater ! Première page, il est 7h09. Dernière page, il est 7h46 le lendemain. Une journée complète en un livre. Une journée d’interrogations et de course contre le temps. Se battre contre soi-même. Mia est une jeune fille heureuse. Des parents aimants, un petit frère Teddy plein de joie de vivre, une amie Kim toujours présente, un petit ami Adam membre du groupe Shooting Star et Willow une amie de ses parents qui va changer le rythme de sa vie. Mia est violoncelliste et veut entrer à la Juilliard School, une prestigieuse école de musique de New York et pour cela elle s’exerce quotidiennement.

 

« S’il n’avait pas neigé, sans doute ne serait-il rien arrivé ». Première phrase du livre. Comme pour se justifier de la suite. Pas d’école aujourd’hui pour Mia et Teddy. Leur père, enseignant, ne va pas travailler et leur mère appelle son agence pour signaler son absence. La journée commence bien, pancakes au petit-déjeuner, Shooting Star en concert ce soir et entre deux, une visite chez Henry et Willow, un couple d’amis des parents.

 

8h17. L’antique Buick est percutée par une camionnette et pulvérisée. Mia se retrouve debout dans le fossé, surprise d’être intacte. Elle retrouve son père, sa mère et… elle !

Mia est sortie de son corps. Transportée à l’hôpital, dans le coma, elle assistera à tout ce qui se passe. L’intervention, la visite de ses grands-parents, les mots des infirmières, l’assistance sociale, le combat d’Adam pour la voir… Un livre qui nous plonge entre le présent et ses souvenirs. Mia nous raconte les événements marquants de sa vie avec douceur. Mais le plus attachant, c’est cette histoire d’amour avec Adam. Ils n’ont que 17 ans. Elle, musicienne classique. Lui, membre d’un groupe de rock. Pourtant, c’est tout cet amour qui l’entoure qui rendra Mia plus forte et aussi, plus libre de prendre sa décision : partir ou rester ?

 

« Je me rends compte maintenant que c’est facile de mourir. C’est vivre qui est difficile. »

 

Mia est seule puisque ses parents et son frère n’ont pas survécu à l’accident et dans sa tête, ça se bouscule. Rester pour quoi, pour qui ? Seule, sans famille… Ou partir les rejoindre ?

 

C’est un livre émouvant et touchant, qui se lit facilement. Ici, l’espoir nait de l’amour. On se pose les mêmes questions que Mia. Que ferions-nous dans une telle situation ? Le reste est flou… Avons-nous réellement un impact sur le choix de partir ou de rester ? Ses forces diminuent fortement et elle semble sereine de sa décision. Elle nous transporte dans son passé et s’évade dans ses envies de futur. Mais brutalement, le présent reprend sa place…

 

« Mais je sens l’étreinte d’Adam qui se resserre, de sorte que j’ai l’impression qu’il tient mon corps tout entier. Qu’il pourrait me soulever hors de ce lit. Puis j’entends sa respiration qui s’accélère, suivie du son de sa voix. C’est la première fois aujourd’hui que je l’entends vraiment.

" Mia ? " interroge-t-il. »

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:25

Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision. Il est né à Arras en 1938 et a publié son premier livre « La Grammaire française et impertinente » en 1992. Vingt-cinq autres suivront, dont les récits « Où on va, papa ? » (prix Femina 2008) et « Veuf » paru en 2011.

 

Veuf 

« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre.

C’est bien triste.

Cette année, on n’ira pas faire les soldes ensemble. »


Voilà comment s’annonce ce livre de 157 pages publié chez Stock. Plus de cent cinquante pages d’amour et d’émotions particulières. Jean-Louis Fournier a une façon bien à lui de tourner ses phrases, de décrire ses sentiments et, surtout, de nous emmener dans son univers.

 

A le lire, on découvre une femme, sa femme, Sylvie, extraordinaire. Idéale, même. Puis, un homme, un mari, Jean-Louis, attendrissant. Il nous émeut par son amour entier, par sa sincérité, par sa fragilité, aussi. A travers ce livre, il lui rend un merveilleux hommage, utilisant des formules qui égayent et adoucissent la lecture : « Moi, le rustique, elle m’a affiné comme un fromage, raffiné comme du sucre. La preuve, je suis tout blanc. »


L’auteur raconte son quotidien depuis le départ de sa femme ; il ravive ses souvenirs, ses anecdotes, ses envies, ses douleurs… « J’ai été amputé de toi sans anesthésie. On m’a retiré ma moitié, ce que j’avais de mieux. Je m’arrose de ton parfum pour que tu repousses. »


Avec humour, Jean-Louis Fournier évoque les reports de temps d’appels, les propositions de taux exceptionnels, les propagandes des catalogues de plantes, les courriers de l’opérateur téléphonique, puis termine le livre par « […] arrêtez d’envoyer des lettres à ma femme pour lui demander de l’argent ou l’inviter à profiter de vos promotions. Elle est morte. C’était écrit dans le journal. »

Avec amour, il souligne la présence de sa femme auprès de ses deux enfants handicapés évoqués dans son livre « Où on va, papa ? ».

 

Ce livre est une continuité de mots doux, légers, drôles, tendres et sincères qui nous plonge dans quarante années d’amour. On voudrait qu’il nous en raconte plus encore. On a cette impression étrange qu’il est là, face à nous, à nous retracer de vive voix cette vie avec Sylvie. Ces souvenirs tièdes qui réchauffent les cœurs meurtris.

 

 « Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n’ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime. »

Et sincèrement, Sylvie est belle et bien réanimée dans ce livre. On vit ces pages avec eux. Puis, simplement, on se dit que c’est merveilleux de lire les sentiments d’un homme qui ne se cache pas.

Une belle et émouvante déclaration d’amour, en somme...

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