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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 17:44

Gayle Forman est une auteure et une journaliste américaine. Elle est née en 1970 et a écrit son premier roman « Sisters in Sanity » en 2007 à la suite d’un tour du monde avec son mari. Mais c’est en 2009 qu’elle se fera connaître en France avec « Si je reste ». Un véritable phénomène d¹édition, avec une sortie mondiale dans plus de vingt pays et une adaptation cinématographique par les producteurs de Twilight. Suivront « Les cœurs fêlés » et « La où j’irai » en 2010. Deux romans en préparation pour 2013 et 2014 : « Just One Day » et « Just One Year ».

 

si je reste

« Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.

Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après.

Sortir du coma,d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? "Si je reste"… »

 

Ce livre est une boule d’émotions qui ne demande qu’à éclater ! Première page, il est 7h09. Dernière page, il est 7h46 le lendemain. Une journée complète en un livre. Une journée d’interrogations et de course contre le temps. Se battre contre soi-même. Mia est une jeune fille heureuse. Des parents aimants, un petit frère Teddy plein de joie de vivre, une amie Kim toujours présente, un petit ami Adam membre du groupe Shooting Star et Willow une amie de ses parents qui va changer le rythme de sa vie. Mia est violoncelliste et veut entrer à la Juilliard School, une prestigieuse école de musique de New York et pour cela elle s’exerce quotidiennement.

 

« S’il n’avait pas neigé, sans doute ne serait-il rien arrivé ». Première phrase du livre. Comme pour se justifier de la suite. Pas d’école aujourd’hui pour Mia et Teddy. Leur père, enseignant, ne va pas travailler et leur mère appelle son agence pour signaler son absence. La journée commence bien, pancakes au petit-déjeuner, Shooting Star en concert ce soir et entre deux, une visite chez Henry et Willow, un couple d’amis des parents.

 

8h17. L’antique Buick est percutée par une camionnette et pulvérisée. Mia se retrouve debout dans le fossé, surprise d’être intacte. Elle retrouve son père, sa mère et… elle !

Mia est sortie de son corps. Transportée à l’hôpital, dans le coma, elle assistera à tout ce qui se passe. L’intervention, la visite de ses grands-parents, les mots des infirmières, l’assistance sociale, le combat d’Adam pour la voir… Un livre qui nous plonge entre le présent et ses souvenirs. Mia nous raconte les événements marquants de sa vie avec douceur. Mais le plus attachant, c’est cette histoire d’amour avec Adam. Ils n’ont que 17 ans. Elle, musicienne classique. Lui, membre d’un groupe de rock. Pourtant, c’est tout cet amour qui l’entoure qui rendra Mia plus forte et aussi, plus libre de prendre sa décision : partir ou rester ?

 

« Je me rends compte maintenant que c’est facile de mourir. C’est vivre qui est difficile. »

 

Mia est seule puisque ses parents et son frère n’ont pas survécu à l’accident et dans sa tête, ça se bouscule. Rester pour quoi, pour qui ? Seule, sans famille… Ou partir les rejoindre ?

 

C’est un livre émouvant et touchant, qui se lit facilement. Ici, l’espoir nait de l’amour. On se pose les mêmes questions que Mia. Que ferions-nous dans une telle situation ? Le reste est flou… Avons-nous réellement un impact sur le choix de partir ou de rester ? Ses forces diminuent fortement et elle semble sereine de sa décision. Elle nous transporte dans son passé et s’évade dans ses envies de futur. Mais brutalement, le présent reprend sa place…

 

« Mais je sens l’étreinte d’Adam qui se resserre, de sorte que j’ai l’impression qu’il tient mon corps tout entier. Qu’il pourrait me soulever hors de ce lit. Puis j’entends sa respiration qui s’accélère, suivie du son de sa voix. C’est la première fois aujourd’hui que je l’entends vraiment.

" Mia ? " interroge-t-il. »

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:25

Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision. Il est né à Arras en 1938 et a publié son premier livre « La Grammaire française et impertinente » en 1992. Vingt-cinq autres suivront, dont les récits « Où on va, papa ? » (prix Femina 2008) et « Veuf » paru en 2011.

 

Veuf 

« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre.

C’est bien triste.

Cette année, on n’ira pas faire les soldes ensemble. »


Voilà comment s’annonce ce livre de 157 pages publié chez Stock. Plus de cent cinquante pages d’amour et d’émotions particulières. Jean-Louis Fournier a une façon bien à lui de tourner ses phrases, de décrire ses sentiments et, surtout, de nous emmener dans son univers.

 

A le lire, on découvre une femme, sa femme, Sylvie, extraordinaire. Idéale, même. Puis, un homme, un mari, Jean-Louis, attendrissant. Il nous émeut par son amour entier, par sa sincérité, par sa fragilité, aussi. A travers ce livre, il lui rend un merveilleux hommage, utilisant des formules qui égayent et adoucissent la lecture : « Moi, le rustique, elle m’a affiné comme un fromage, raffiné comme du sucre. La preuve, je suis tout blanc. »


L’auteur raconte son quotidien depuis le départ de sa femme ; il ravive ses souvenirs, ses anecdotes, ses envies, ses douleurs… « J’ai été amputé de toi sans anesthésie. On m’a retiré ma moitié, ce que j’avais de mieux. Je m’arrose de ton parfum pour que tu repousses. »


Avec humour, Jean-Louis Fournier évoque les reports de temps d’appels, les propositions de taux exceptionnels, les propagandes des catalogues de plantes, les courriers de l’opérateur téléphonique, puis termine le livre par « […] arrêtez d’envoyer des lettres à ma femme pour lui demander de l’argent ou l’inviter à profiter de vos promotions. Elle est morte. C’était écrit dans le journal. »

Avec amour, il souligne la présence de sa femme auprès de ses deux enfants handicapés évoqués dans son livre « Où on va, papa ? ».

 

Ce livre est une continuité de mots doux, légers, drôles, tendres et sincères qui nous plonge dans quarante années d’amour. On voudrait qu’il nous en raconte plus encore. On a cette impression étrange qu’il est là, face à nous, à nous retracer de vive voix cette vie avec Sylvie. Ces souvenirs tièdes qui réchauffent les cœurs meurtris.

 

 « Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n’ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime. »

Et sincèrement, Sylvie est belle et bien réanimée dans ce livre. On vit ces pages avec eux. Puis, simplement, on se dit que c’est merveilleux de lire les sentiments d’un homme qui ne se cache pas.

Une belle et émouvante déclaration d’amour, en somme...

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:27
« Le Bal Des Hypocrites », récit de Tristane Banon, 
paru le 13 Octobre 2011 aux Editions Au Diable Vauvert.

 


Le-Bal-des-Hypocrites.jpgPrésentation de l'éditeur :
Le 5 février 2007, lors de l'émission 93, faubourg Saint-Honoré présentée par Thierry Ardisson, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de s'être livré à des violences sexuelles à son encontre au cours d'un entretien pour le livre qu'elle préparait. L'affaire est évoquée dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus Politicus en 2006 et fait l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, une biographie autorisée. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon conteste cette version de sa rencontre avec DSK.
Ce témoignage revient bien sûr au premier plan le 15 mai 2011, lorsqu’éclate comme un coup de tonnerre mondial l’Affaire DSK au Etats-Unis. Elle suscite immédiatement en France des soutiens à l’homme politique injurieux pour les femmes qui révèlent une régression importante de la société française sur le respect du droits des femmes et la condamnation des violences sexuelles. L’affaire devient nationale, les féministes se mobilisent et l’intérêt mondial, relancé par l’abandon du procès pénal contre Nafissatou Diallo qui met en cause une justice de classe, s’aiguise.
On connaît la suite : fuyant les medias qui la harcèlent, des menaces et les demandes d’interviews du monde entier, Tristane Banon ne parlera plus qu’à travers son avocat David Koubbi, mais maintiendra ses accusations et portera finalement plainte le 4 juillet 2011 pour tentative de viol contre Dominique Strauss-Kahn.
Aujourd’hui, elle incarne pour les femmes, dans et au-delà de nos frontières, une cause qui la dépasse.
Avec une dignité et une sincérité qui forcent l’admiration, elle raconte ici ces six semaines au cours desquelles sa vie a basculé.


Présentation personnelle :
Un livre poignant et plein d'émotion, qui nous montre ces personnes d'amitié fidèle, prêtent à tout pour aider Tristane dans cette épreuve, ainsi que tous ceux qui utiliseront sa vie comme d'un torchon médiatique pour essuyer leurs propres idées sans fondement.
«Tous ces gens qui pensent à moi, soudain. Qui savaient depuis huit ans. Qui n'ont jamais pensé à rien et qui, subitement, ne pensent plus qu'à moi. Je ne réponds pas, je suis muette depuis le 15 mai, autiste forcené. [...] Mon téléphone sonne, ne fait que sonner, je vis dans le sas d'entrée d'un magasin. Le jour, la nuit, ça ne s'arrête pas. Les amis soutiennent, certains s'en vont...»
«M'expliquer de quoi ? De ce que je vais porter plainte ou non ? Maintenant que vous me croyez, maintenant que vous m'écoutez, il faudrait que je "m'explique" parce que vous avez décidé que le temps est venu ? Vous seriez les grands décisionnaires du calendrier de ma vie ? Au nom de quoi ? Je vous entends encore, vous, les mêmes qui, aujourd'hui, m'ordonnez de porter plainte, je vous entends encore, il y a huit ans, me conseiller de ne surtout pas le faire...»
«Sur Facebook, les "amitiés" se font et se défont. Les gens écrivent ce qu'ils veulent sur mon "mur", ils débattent sur moi, en dehors de moi. On m'apostrophe, on me soutient, on me plaint, on m'ordonne, on m'insulte, on me lâche...»
«Tout m'échappe, des bouts de ma vie qui s'en vont, les gens, des inconnus, les captent et refont l'histoire à leur goût. Un peu de ça, un soupçon d'autre chose, remuez le tout, et voici le résultat. Je ne peux plus rien dire, c'est l'autre qui compte, la Tristane qu'on raconte dans les journaux, celle qu'ils s'imaginent quand ils lisent, quand ils entendent débattre, quand ils écoutent à la radio les vérités de ceux qui ne savent rien, supputent, inventent, transforment.»

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:38

Cynthia Sardou, fille du chanteur, est née en 1973 à Paris. Dans son premier livre, "Appelez-moi Lilou", publié au Editions Le Rocher en 2005, elle raconte son enfance bercée entre un père trop absent et un beau-père violent. Mais surtout, Cynthia y évoque le viol collectif dont elle a été la victime, ce terrible soir de Noël 1999.

Quand Cynthia Sardou parle de son viol

Cynthia entre dans la vie en naissant fille tandis que la maîtresse de son père lui donne justement l'héritier désiré. Ses parents divorcent, son beau-père la bat et la jeune fille puise sa force auprès de Jackie, sa grand-mère à qui elle consacre un chapitre entier.

L'auteur évoque surtout cette terrible nuit de Noël 1999, où elle se fait enlever et violer par trois hommes, sous la menace d'un arme. Un enfer de deux heures, dans sa propre voiture, au bout d'un chemin caillouteux. Cette nuit-là, Cynthia s'en sortira vivante. Une nuit infinie où sa vie a basculé dans l'enfer. Ce soir de Noël, Cynthia a tout juste vingt-six ans.

Ce récit autobiographique, écrit avec justesse, avec coeur et avec larmes, est une lecture dont on ne sort pas indemne. Prenante. Passionnante, presque. Rageante, surtout. Un récit qui ne laisse pas indifférent. Sa première réaction, une fois ses agresseurs partis, fut de s'enfermer dans sa voiture et de se mettre au volant. "Je me suis mise à crier. Toute seule, la tête sur le volant. Crier. Que ça sorte. Que ça sorte de moi. De toutes mes forces."

Cynthia constate par la suite, avec terreur, que les victimes peuvent aussi être considérées de provocatrices. Le retournement de situation est un cauchemar supplémentaire ! Lors du procès, un des agresseurs expliquera que si Cynthia "n'y [a] pas trouvé de plaisir, [elle ne se] plaignait pas non plus, qu'[elle] était peut-être consentante... Et que de consentante à provocatrice, il n'y a qu'un pas."

Malgré ses souffrance éternelles, Cynthia conclut ce livre dans un élan d'espoir, de la grandeur de son courage : "Mon choix, c'est l'espoir de la vie. L'espoir de l'avenir. La liberté. L'amour. La santé - et mon rêve. Et si rien ne dure vraiment, rien non plus n'est impossible, dans le cours d'une existence. Et c'est cela l'ultime message de l'histoire de cette enfant d'eau, l'enfant que je suis..."

Le livre autogiographique "Appelez-moi Li Lou" de Cynthia Sardou, paru
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Published by Sonia Vandoux - dans Littérature
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