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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 17:25

Jean-Louis Fournier est un écrivain, humoriste et réalisateur de télévision. Il est né à Arras en 1938 et a publié son premier livre « La Grammaire française et impertinente » en 1992. Vingt-cinq autres suivront, dont les récits « Où on va, papa ? » (prix Femina 2008) et « Veuf » paru en 2011.

 

Veuf 

« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre.

C’est bien triste.

Cette année, on n’ira pas faire les soldes ensemble. »


Voilà comment s’annonce ce livre de 157 pages publié chez Stock. Plus de cent cinquante pages d’amour et d’émotions particulières. Jean-Louis Fournier a une façon bien à lui de tourner ses phrases, de décrire ses sentiments et, surtout, de nous emmener dans son univers.

 

A le lire, on découvre une femme, sa femme, Sylvie, extraordinaire. Idéale, même. Puis, un homme, un mari, Jean-Louis, attendrissant. Il nous émeut par son amour entier, par sa sincérité, par sa fragilité, aussi. A travers ce livre, il lui rend un merveilleux hommage, utilisant des formules qui égayent et adoucissent la lecture : « Moi, le rustique, elle m’a affiné comme un fromage, raffiné comme du sucre. La preuve, je suis tout blanc. »


L’auteur raconte son quotidien depuis le départ de sa femme ; il ravive ses souvenirs, ses anecdotes, ses envies, ses douleurs… « J’ai été amputé de toi sans anesthésie. On m’a retiré ma moitié, ce que j’avais de mieux. Je m’arrose de ton parfum pour que tu repousses. »


Avec humour, Jean-Louis Fournier évoque les reports de temps d’appels, les propositions de taux exceptionnels, les propagandes des catalogues de plantes, les courriers de l’opérateur téléphonique, puis termine le livre par « […] arrêtez d’envoyer des lettres à ma femme pour lui demander de l’argent ou l’inviter à profiter de vos promotions. Elle est morte. C’était écrit dans le journal. »

Avec amour, il souligne la présence de sa femme auprès de ses deux enfants handicapés évoqués dans son livre « Où on va, papa ? ».

 

Ce livre est une continuité de mots doux, légers, drôles, tendres et sincères qui nous plonge dans quarante années d’amour. On voudrait qu’il nous en raconte plus encore. On a cette impression étrange qu’il est là, face à nous, à nous retracer de vive voix cette vie avec Sylvie. Ces souvenirs tièdes qui réchauffent les cœurs meurtris.

 

 « Tout ce que les machines compliquées de la Salpêtrière n’ont pas réussi à faire, moi, je le fais avec des mots. Je te réanime. »

Et sincèrement, Sylvie est belle et bien réanimée dans ce livre. On vit ces pages avec eux. Puis, simplement, on se dit que c’est merveilleux de lire les sentiments d’un homme qui ne se cache pas.

Une belle et émouvante déclaration d’amour, en somme...

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Published by chroniques-culturelles - dans Littérature
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